Le marché de la voyance par téléphone est peu régulé et certains mécanismes
tarifaires sont conçus pour allonger les appels. Connaître ces mécanismes suffit à éviter
l’essentiel des mauvaises expériences.
Comment la facturation fonctionne
Deux modèles dominent. Le numéro surtaxé, facturé à la minute et ajouté à la
facture téléphonique : le coût par minute doit être annoncé avant la mise en relation, c’est une
obligation. Le paiement par carte, avec des forfaits ou un crédit prépayé, où le
risque est le renouvellement automatique.
Dans les deux cas, le point à vérifier est le même : que se passe-t-il quand le crédit ou le
forfait est épuisé. Une reconduction tacite non signalée est le motif de litige le plus fréquent.
Les signaux qui doivent faire raccrocher
- L’annonce d’un malheur suivie d’une proposition payante. Un « blocage » ou une
« influence négative » que seul un rituel supplémentaire lèverait est un schéma d’escroquerie
documenté, pas une pratique divinatoire. - L’insistance à rappeler, par SMS répétés ou promotions à durée limitée.
- Les questions nombreuses avant toute information donnée. Elles servent à
construire la réponse à partir de ce que vous venez de dire. - Le refus d’annoncer le tarif clairement au début de l’appel.
- Toute demande de coordonnées bancaires hors du système de paiement annoncé.
Ce que dit le cadre légal
Les services de voyance relèvent du droit de la consommation : le prix doit être annoncé avant
l’engagement, un contrat conclu à distance ouvre en principe un droit de rétractation, et la
reconduction d’un abonnement doit être signalée. Les pratiques commerciales trompeuses ou
agressives sont sanctionnées, et le fait qu’il s’agisse de voyance n’y change rien.
En cas de litige, le signalement se fait auprès des services de répression des fraudes. Pour
un prélèvement contesté, la banque peut être saisie dans les délais prévus.
Les précautions simples
- Fixer une durée avant d’appeler et poser un minuteur.
- Utiliser un moyen de paiement plafonné plutôt qu’une carte à débit direct.
- Conserver les traces : horodatage, montants, échanges écrits.
- Ne jamais rappeler après un message alarmiste — c’est le mécanisme même de la relance.
Une pratique divinatoire relève d’un choix personnel. Ce qui n’en relève pas, c’est un
dispositif commercial construit pour faire durer l’appel. La distinction est nette, et elle se
repère dès les premières minutes.
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